đ La Peste dâAlbert Camus : rĂ©sumĂ© complet, analyse et signification philosophique
2/26/20264 min temps de lecture
đŠ Un roman majeur sur lâabsurde, la solidaritĂ© et la condition humaine
PubliĂ© en 1947, La Peste de Albert Camus est lâun des romans les plus puissants du XXá” siĂšcle. Ă travers le rĂ©cit dâune Ă©pidĂ©mie qui frappe la ville dâOran dans les annĂ©es 1940, Camus explore la philosophie de lâabsurde, la solidaritĂ© humaine et la rĂ©sistance face au mal.
TroisiĂšme plus grand succĂšs des Ă©ditions Gallimard, derriĂšre Le Petit Prince dâAntoine de Saint-ExupĂ©ry et L'Ătranger, le roman a connu un regain dâintĂ©rĂȘt en 2020 lors de la pandĂ©mie de Covid-19, preuve de son Ă©tonnante actualitĂ©.
đ RĂ©sumĂ© complet de La Peste
đïž Une ville ordinaire face Ă lâextraordinaire
Le roman sâouvre sur une description minutieuse dâOran, ville portuaire dâAlgĂ©rie. Camus insiste sur son aspect banal, routinier, presque mĂ©canique. Les habitants vivent dans lâhabitude, le commerce et lâennui. Rien ne semble pouvoir troubler cet ordre tranquille.
Puis un événement étrange survient : des rats morts apparaissent dans les immeubles et les rues.
Le docteur Bernard Rieux dĂ©couvre lâun dâeux dans son escalier. Rapidement, les cadavres de rongeurs se multiplient. Le concierge, M. Michel, tombe gravement malade aprĂšs avoir Ă©tĂ© mordu. Il meurt dans dâatroces souffrances. Dâautres cas apparaissent.
Les mĂ©decins, notamment Rieux et Castel, comprennent progressivement quâils font face Ă une Ă©pidĂ©mie de peste bubonique.
đȘ La ville mise en quarantaine
Les autoritĂ©s hĂ©sitent, minimisent, puis finissent par reconnaĂźtre la gravitĂ© de la situation. Oran est fermĂ©e. Les portes se ferment. Les communications avec lâextĂ©rieur sont coupĂ©es.
Les habitants se retrouvent brutalement isolés.
La quarantaine transforme la ville :
séparation des familles,
impossibilité de fuir,
montée de la peur,
incinération des cadavres,
centres dâisolement.
Oran devient une ville enfermée dans sa propre souffrance.
đ„ Des rĂ©actions humaines face au flĂ©au
Camus met en scĂšne plusieurs personnages, chacun incarnant une rĂ©ponse possible Ă lâabsurde :
Rieux, médecin lucide et stoïque, lutte sans relùche contre la maladie.
Jean Tarrou, idéaliste engagé, organise des brigades sanitaires.
Raymond Rambert, journaliste parisien, cherche dâabord Ă fuir pour retrouver la femme quâil aime, avant de choisir de rester et dâaider.
Joseph Grand, employĂ© de mairie modeste, poursuit son travail et tente dâĂ©crire la phrase parfaite de son roman.
Cottard, personnage ambigu, profite du chaos pour sâenrichir.
Le pĂšre Paneloux, prĂȘtre jĂ©suite, interprĂšte dâabord la peste comme un chĂątiment divin avant de voir sa foi Ă©branlĂ©e.
đ„ Le pic de lâĂ©pidĂ©mie
LâĂ©tĂ© aggrave la situation. La chaleur intensifie la propagation du mal. La mort devient quotidienne.
Tarrou contracte la peste malgrĂ© son engagement. Rieux tente de le sauver, mais il meurt. Cette disparition souligne la brutalitĂ© aveugle de la maladie : mĂȘme les justes ne sont pas Ă©pargnĂ©s.
La peste frappe sans logique ni justice.
đ Le recul du flĂ©au
Peu Ă peu, les cas diminuent. LâĂ©pidĂ©mie rĂ©gresse.
La ville est enfin rouverte. Les habitants cĂ©lĂšbrent la fin du cauchemar. Mais la joie reste mĂȘlĂ©e de gravitĂ©.
Rieux rĂ©vĂšle quâil est le narrateur du rĂ©cit. Il a Ă©crit pour tĂ©moigner de la lutte et du courage des hommes ordinaires.
Et il conclut avec une mise en garde essentielle :
le bacille de la peste ne meurt ni ne disparaĂźt jamais.
đ§ Contexte et symbolisme
Bien que Camus se soit inspirĂ© dâune Ă©pidĂ©mie survenue Ă Oran en 1945, son projet remonte Ă 1941. Dans ses Carnets, il Ă©voque dĂ©jà « la peste libĂ©ratrice ».
La peste dépasse le simple cadre médical.
Elle est souvent interprĂ©tĂ©e comme une allĂ©gorie de la Seconde Guerre mondiale, et plus particuliĂšrement de lâOccupation nazie.
Comme la guerre :
elle est dâabord minimisĂ©e,
elle progresse lentement,
elle impose couvre-feu et enfermement,
elle exige résistance et solidarité.
Oran devient le symbole dâune sociĂ©tĂ© moderne, routiniĂšre, brutalement confrontĂ©e au mal.
đ Les grands thĂšmes du roman
1ïžâŁ LâabsurditĂ© de la condition humaine
Camus illustre ici sa philosophie de lâabsurde :
lâhomme cherche du sens dans un monde qui nâen offre pas.
La peste frappe au hasard. Elle est indifférente à la morale, à la justice ou à la foi.
Face Ă cela, deux options :
désespoir,
ou révolte lucide.
Rieux choisit la seconde.
2ïžâŁ La solidaritĂ© et la fraternitĂ©
Le roman montre que la seule rĂ©ponse valable Ă lâabsurde est lâengagement collectif.
Les brigades sanitaires, lâaide aux malades, la persĂ©vĂ©rance quotidienne :
ce sont des actes modestes, mais essentiels.
La grandeur humaine réside dans ces gestes simples.
3ïžâŁ La lutte contre le mal
Le mal nâest pas seulement biologique.
Il est politique, moral, historique.
La peste symbolise :
le totalitarisme,
la guerre,
lâindiffĂ©rence,
la souffrance universelle.
La lutte, mĂȘme vouĂ©e Ă lâĂ©chec apparent, prĂ©serve la dignitĂ© humaine.
4ïžâŁ Lâengagement individuel
Chaque personnage illustre un positionnement moral :
fuir,
profiter,
croire,
douter,
lutter.
Camus montre que lâengagement nâest pas spectaculaire :
il est quotidien.
âïž Style et structure
Le roman est divisĂ© en cinq parties correspondant aux Ă©tapes de lâĂ©pidĂ©mie : apparition, propagation, pic, dĂ©clin, fin.
Le style est sobre, presque clinique.
Cette neutralité renforce la puissance émotionnelle du récit.
Rieux adopte un ton factuel, refusant le pathos excessif.
La luciditĂ© devient une forme dâhĂ©roĂŻsme.
đ Pourquoi lire La Peste aujourdâhui ?
Le succÚs renouvelé du roman en 2020 lors de la pandémie de Covid-19 montre à quel point ses thÚmes restent universels.
Confinement, isolement, peur collective, désinformation, solidarité :
tout résonne avec notre époque.
Mais au-delĂ du contexte sanitaire, La Peste interroge une question essentielle :
Comment rester humain dans un monde absurde ?
đ Conclusion
La Peste nâest pas seulement un roman sur une Ă©pidĂ©mie.
Câest une mĂ©ditation profonde sur :
la fragilité humaine,
la responsabilité morale,
la résistance face au mal,
la dignitĂ© dans lâadversitĂ©.
Camus nous rappelle que le mal peut toujours revenir.
Mais que la solidaritĂ© et lâengagement sont des rĂ©ponses possibles.
Et câest peut-ĂȘtre lĂ que rĂ©side le vĂ©ritable message du roman :
dans la lutte quotidienne, modeste, obstinĂ©e â celle qui fait de simples hommes des hĂ©ros.

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