Le Mariage de Figaro – Résumé complet de la comédie de Beaumarchais
1/30/20263 min temps de lecture
Introduction
Le Mariage de Figaro, sous-titré La Folle Journée, est une comédie en cinq actes écrite par Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais et représentée pour la première fois en 1784. Suite directe du Barbier de Séville, la pièce met en scène le valet Figaro, désormais au service du comte Almaviva, et raconte une journée mouvementée où intrigues amoureuses, critiques sociales et revendications de liberté s’entremêlent.
À travers cette comédie vive et audacieuse, Beaumarchais dénonce les abus de la noblesse, défend l’intelligence du peuple et annonce, par certains aspects, les bouleversements de la Révolution française.
Résumé complet de la pièce
Acte I – Un mariage menacé
L’action se déroule au château du comte Almaviva, près de Séville. Figaro, valet du comte, et Suzanne, première camériste de la comtesse, s’apprêtent à se marier. Ils mesurent la chambre qui leur est destinée, située trop près de celle du comte. Suzanne révèle alors à Figaro que le comte Almaviva cherche à la séduire et tente de rétablir, à son profit, l’ancien droit du seigneur, pourtant officiellement aboli.
Figaro comprend que son maître veut empêcher le mariage afin de parvenir à ses fins. Déterminé à déjouer ses projets, il décide d’entrer dans une véritable guerre d’intrigues contre le comte.
Parallèlement, Marceline, ancienne gouvernante de Figaro, réclame l’exécution d’un contrat : Figaro doit l’épouser s’il ne peut rembourser une dette. Elle est soutenue par Brid’oison, juge ridicule et maladroit, et par Basile, maître de musique intrigant.
Acte II – La comtesse trahie
La comtesse Almaviva, épouse délaissée et malheureuse, se lamente sur l’infidélité de son mari. Suzanne et elle décident de s’allier pour confondre le comte. Elles imaginent un stratagème : Suzanne acceptera un rendez-vous galant avec le comte, mais c’est la comtesse, déguisée, qui s’y rendra.
Un jeune page, Chérubin, amoureux de toutes les femmes et notamment de la comtesse, complique les choses. Surpris à plusieurs reprises, il est menacé d’être envoyé à l’armée par le comte. Une série de cachettes, de portes qui s’ouvrent et se ferment, et de mensonges improvisés transforme la scène en véritable mécanique comique.
Le comte commence à soupçonner un complot, mais manque de preuves.
Acte III – Le procès de Figaro
Marceline poursuit Figaro en justice pour l’obliger à l’épouser. Le procès tourne au ridicule en raison de l’incompétence de Brid’oison. Coup de théâtre : on découvre que Figaro est en réalité le fils perdu de Marceline et de Bartholo, ennemi de Figaro dans Le Barbier de Séville. Le mariage devient alors impossible.
Figaro peut donc épouser Suzanne, mais le comte, furieux, continue de manigancer. Il promet son aide à Marceline tout en préparant sa vengeance. Figaro prononce alors un célèbre monologue dans lequel il dénonce l’injustice sociale et les privilèges de la noblesse fondés uniquement sur la naissance.
Acte IV – Les malentendus
La noce approche, mais les obstacles persistent. Figaro croit, à tort, que Suzanne le trompe avec le comte pour obtenir de l’argent. Jaloux et blessé, il décide de surprendre les amants.
Pendant ce temps, Suzanne et la comtesse échangent leurs vêtements afin de mettre en œuvre leur plan. Chérubin, déguisé en Suzanne, ajoute encore à la confusion. Les lettres, les billets secrets et les déguisements multiplient les quiproquos.
Acte V – Le triomphe de Figaro
Dans le jardin, de nuit, tous les personnages se croisent sans se reconnaître. Le comte tente de séduire celle qu’il croit être Suzanne, mais qui est en réalité la comtesse déguisée. Figaro, caché, observe la scène et comprend peu à peu la supercherie.
Finalement, le comte est démasqué publiquement. Honteux, il demande pardon à son épouse. La comtesse lui accorde son pardon dans un geste de grandeur morale.
La pièce s’achève par le mariage de Figaro et Suzanne, symbole de la victoire de l’intelligence, de l’amour et de la justice sur l’arbitraire et les privilèges.
Conclusion
Le Mariage de Figaro est bien plus qu’une comédie : c’est une œuvre engagée qui critique violemment l’ordre social de l’Ancien Régime. En donnant la victoire à un valet sur son maître, Beaumarchais affirme la supériorité du mérite et de l’intelligence sur la naissance. Drôle, rythmée et audacieuse, la pièce reste aujourd’hui encore l’une des comédies les plus célèbres et les plus modernes du théâtre français.

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