Séquence - Guerre : blessures des corps, blessures des esprits (3e)
8 à 10 séances
€12.99€9.99
🪖 Guerre : blessures des corps, blessures des esprits
🎯 Entrée du programme : Agir dans la cité – Individu et pouvoir
Cette entrée n’est pas indiquée explicitement dans le PDF, mais elle correspond au parcours proposé.
❓ Problématique
Comment les écrivains et les artistes représentent-ils les blessures physiques et psychologiques provoquées par la guerre pour en dénoncer la violence ?
Cette séquence de 3e propose d’étudier la guerre non comme une aventure héroïque, mais à travers les traces qu’elle laisse sur les hommes : mutilations, douleur, peur, cauchemars, perte de repères, traumatismes et difficultés à retrouver une vie normale.
À travers Otto Dix, Henri Barbusse, Erich Maria Remarque, Dalton Trumbo, Oliver Sacks, Boris Vian et Roland Dorgelès, les élèves confrontent textes littéraires, témoignages, peinture et chanson engagée. Dès la première séance, l’expérience combattante d’Otto Dix permet d’articuler les deux axes essentiels de la séquence : les blessures visibles du corps et les blessures invisibles de l’esprit.
🎯 Objectifs de la séquence
📚 Objectifs de lecture et de culture
Comprendre les conséquences physiques et psychologiques de la guerre.
Découvrir différentes représentations de la Première Guerre mondiale.
Étudier le témoignage d’artistes et d’écrivains ayant connu ou représenté la guerre.
Comprendre comment une œuvre peut témoigner et dénoncer.
Analyser la représentation des corps mutilés.
Étudier la violence et l’absurdité des combats.
Comprendre la notion de traumatisme de guerre.
Analyser la difficulté du retour à la vie civile.
Découvrir le phénomène de la douleur fantôme.
Comprendre comment la littérature engagée peut défendre la paix.
Comparer différents regards sur la guerre : réaliste, dénonciateur ou héroïque.
✍️ Objectifs d’écriture et d’oral
Justifier une interprétation à partir d’un texte ou d’une œuvre d’art.
Comparer un texte littéraire et une peinture.
Décrire précisément une œuvre à l’aide du vocabulaire de l’image.
Rédiger une réponse organisée.
Exprimer et justifier une opinion personnelle.
Écrire un récit à la première personne dans une tranchée.
Décrire des sensations et des émotions.
Réinvestir un vocabulaire spécifique dans une production écrite.
📝 Objectifs de langue et de vocabulaire
Conjuguer correctement à l’imparfait.
Réinvestir l’imparfait dans un récit descriptif.
Enrichir le vocabulaire de la guerre.
Maîtriser le lexique des armes, des lieux, des combats et de leurs conséquences.
Comprendre plusieurs expressions issues du vocabulaire militaire.
Identifier et interpréter comparaison, métaphore et personnification.
Repérer l’anaphore et comprendre son effet dans un texte engagé.
🎨 Séance 1 – Montrer les blessures visibles et invisibles de la guerre
Supports : Otto Dix, Les Joueurs de skat, 1920 ; témoignage d’Otto Dix.
Ancien combattant, Otto Dix représente des soldats mutilés dont les corps sont reconstruits à l’aide de prothèses. Son témoignage sur les cauchemars qui l’ont poursuivi après la guerre permet de distinguer les blessures physiques visibles et les traumatismes psychologiques invisibles.
👉 Notions travaillées : mutilation, traumatisme, témoignage, dénonciation, cadrage, réalisme, corps meurtri.
Le bilan montre que l’art permet à Otto Dix de témoigner de blessures qui continuent d’exister bien après la fin des combats.
💥 Séance 2 – La violence brute de la guerre
📖 Support littéraire : Henri Barbusse, Le Feu
Dans « Le bombardement », Barbusse décrit une fusillade d’une extrême violence dans laquelle les balles continuent de frapper des soldats déjà morts. Les champs lexicaux de la destruction, la précision des blessures et l’omniprésence des bruits présentent la guerre comme une machine aveugle et absurde.
👉 Notions travaillées : violence, champ lexical, accumulation, sensations auditives, description réaliste, absurdité de la guerre.
🎨 Histoire des arts – La Guerre d’Otto Dix
Le triptyque d’Otto Dix prolonge le texte de Barbusse. Les élèves utilisent le vocabulaire de l’analyse d’image : premier plan, arrière-plan, lignes de force, couleurs, lumière, composition, perspective et cadrage.
La comparaison fait ressortir une même vision : corps brisés, paysages détruits, chaos et absence de toute glorification du combat.
🏠 Séance 3 – Le retour impossible : le traumatisme après la guerre
Support : Erich Maria Remarque, À l’Ouest, rien de nouveau, chapitre VII.
De retour chez lui pendant une permission, Paul retrouve sa chambre et ses livres, mais ne parvient plus à retrouver l’homme qu’il était avant la guerre. Ce lieu autrefois familier lui semble désormais étranger.
👉 Notions travaillées : traumatisme, retour du soldat, identité, mémoire, métaphore, répétition, sentiment d’étrangeté.
Les élèves analysent notamment la métaphore du « bloc de plomb », les répétitions et le détachement de Paul face à ses anciens centres d’intérêt. Le bilan montre que la guerre continue à agir sur lui alors même qu’il se trouve loin du front.
📝 Langue – L’imparfait de l’indicatif
Une fiche complète permet de réviser la formation de l’imparfait et ses principales difficultés orthographiques, notamment avec les verbes en -cer et -ger.
Les exercices sont en partie contextualisés dans l’univers de la Première Guerre mondiale : vie dans les tranchées, bombardements, attente de l’assaut et peur des soldats.
👉 Notions travaillées : imparfait, radical, terminaisons, description, narration.
Une interrogation sur 10 points vérifie ensuite la conjugaison.
🩹 Séance 5 – La douleur
Supports : Dalton Trumbo, Johnny s’en va-t-en guerre ; Oliver Sacks, L’Homme qui prenait sa femme pour un chapeau.
Joe Bonham reprend conscience à l’hôpital et découvre progressivement qu’il a été amputé. Pourtant, il continue à ressentir son bras disparu. Le texte de Trumbo est mis en relation avec l’explication scientifique d’Oliver Sacks sur la douleur fantôme.
👉 Notions travaillées : amputation, douleur fantôme, handicap, identité, désorientation, traumatisme.
La séance montre que la perte d’un membre ne constitue pas uniquement une blessure corporelle : elle bouleverse également l’identité, les souvenirs et la représentation que le personnage possède de lui-même.
📚 Séance 6 – Le vocabulaire de la guerre
Les élèves enrichissent leur vocabulaire autour de plusieurs catégories :
lieux et environnements, armes et matériels, actions de guerre, soins et conséquences, fin ou suspension des combats.
Ils manipulent notamment des mots comme tranchée, armistice, bombardement, mutilation, assaut, no man’s land, obus, brancard, grenade, cicatrice, traumatisme ou cessez-le-feu.
👉 Notions travaillées : vocabulaire militaire, blessures, soins, armistice, traumatisme, expressions figurées.
🧩 Mots fléchés
La séance comprend un exercice final de mots fléchés reposant sur 18 termes du vocabulaire de la guerre.
✍️ Écriture – Dans une tranchée sous les bombardements
Les élèves se mettent dans la peau d’un soldat pendant un bombardement nocturne.
Ils doivent écrire environ 15 à 20 lignes, employer principalement l’imparfait, intégrer au moins huit mots du vocabulaire étudié et décrire le paysage, les bruits, les sensations, la peur et les pensées du combattant.
Un exemple de rédaction ainsi qu’un barème sur 20 points sont proposés : respect de la consigne, emploi de l’imparfait, vocabulaire, sensations et qualité de la langue.
✌️ Séance 7 – Dire non à la guerre
Support : Boris Vian, « Le Déserteur », 1954.
Sous la forme d’une lettre adressée au Président de la République, le narrateur annonce qu’il refuse de partir combattre. Il évoque les morts et les souffrances déjà provoquées par la guerre avant d’appeler les autres hommes à refuser à leur tour la violence.
👉 Notions travaillées : poésie engagée, pacifisme, lettre, apostrophe, anaphore, dénonciation, liberté.
Le bilan montre comment la poésie devient ici une arme de dénonciation et un moyen de défendre la paix.
📝 Évaluation finale – Les blessures de la guerre
Support : Roland Dorgelès, Les Croix de bois, « La veille des armes », 1919.
Dans une tranchée plongée dans l’obscurité, les soldats entendent une patrouille subir les tirs ennemis. Fusillade, mitrailleuse, obus, blessé et soldat tué permettent de réinvestir les deux grands axes de la séquence : la violence physique du front et l’angoisse psychologique des combattants.
L’évaluation porte sur :
le cadre de la scène ;
la montée de la violence ;
les figures de style ;
la présence de la mort ;
la violence psychologique de l’attente ;
une réécriture à l’imparfait ;
la comparaison avec une affiche du film Verdun, visions d’histoire.
Évaluation sur 20 points :
compréhension et analyse du texte : 12 points ;
réécriture à l’imparfait : 4 points ;
comparaison texte / image : 4 points.
Une correction détaillée avec les attendus et le barème accompagne l’évaluation.
👉 Compétences évaluées : compréhension, analyse, figures de style, guerre et traumatisme, comparaison texte-image, imparfait.
Des ressources créées par un prof, testées en classe, prêtes à l’emploi.
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