Séquence - Les fables : divertir pour mieux instruire (5e)

8 à 12 séances

€12.99€9.99

🦊 Les fables : divertir pour mieux instruire

🎓 Niveau : 5e

🎯 Entrée du programme : « Imaginer, sentir, raisonner : des histoires pour plaire et instruire » – récit, fiction

🧭 Perspective annuelle : « Éprouver, expérimenter : la découverte de soi, d’autrui et du monde »

Cette entrée est celle du nouveau programme de français de 5e applicable à partir de la rentrée 2026-2027. Le programme cite explicitement le conte et la fable, qui associent plaisir de la narration et réflexion morale, et invite notamment à étudier des personnages incarnant différentes facettes de l’être humain ainsi qu’à pratiquer l’écriture ou la réécriture d’apologues.

❓ Problématique

Comment la fable associe-t-elle le plaisir du récit à une leçon sur la nature humaine ?

Cette séquence fait découvrir la fable comme un genre ancien qui voyage entre les époques et les cultures. D’Ésope à La Fontaine, en passant par Ibn al-Muqaffa et Marie de France, les élèves observent comment les récits sont repris et transformés tout en conservant leur double fonction : plaire et instruire.

Le parcours accorde une place centrale aux animaux personnifiés, aux défauts humains, à la ruse et à la morale. Un Carnet du fabuliste accompagne toute la progression et prépare progressivement les élèves à écrire leur propre fable.


🎯 Objectifs de la séquence

📚 Lecture et culture

  • Découvrir les origines de la fable et plusieurs grands fabulistes.

  • Comprendre comment les animaux représentent les comportements humains.

  • Étudier le rôle du récit, de la ruse et de la morale.

  • Comparer différentes versions d’une même fable.

✍️ Écriture et oral

  • Créer des animaux personnifiés et construire un conflit.

  • Écrire un dialogue à l’aide de verbes de parole précis.

  • Organiser un récit bref jusqu’à son dénouement.

  • Écrire une fable complète en prose ou en vers.

📝 Langue et vocabulaire

  • Maîtriser le discours direct et sa ponctuation.

  • Conjuguer correctement les verbes au présent de l’indicatif.

  • Enrichir le vocabulaire des qualités et des défauts.

  • Employer plusieurs figures de style dans une production.


🏺 Séance 1 – D’où viennent les fables et à quoi servent-elles ?

Supports : documents sur Ésope, Ibn al-Muqaffa, Marie de France et Jean de La Fontaine ; extrait de la Dédicace des Fables au Dauphin, 1668.

Les élèves découvrent que les fables circulent et se transforment depuis l’Antiquité. Une frise chronologique permet de situer les principaux fabulistes avant de dégager les deux fonctions essentielles du genre : plaire et instruire.

👉 Notions travaillées : fable, fabuliste, transmission, personnification, morale.


🐸 Séance 2 – Comment un animal peut-il représenter un défaut humain ?

Support : « La Grenouille qui se veut faire aussi grosse que le Bœuf », Fables, livre I, Jean de La Fontaine, 1668.

La Grenouille envieuse et vaniteuse permet de comprendre comment un animal peut représenter un comportement humain. L’exagération et la chute rendent le récit plaisant tout en dénonçant un défaut.

👉 Notions travaillées : personnification, vanité, accumulation, chute, morale.

✍️ Carnet du fabuliste – Étape 1

Les élèves créent la carte d’identité d’un premier animal personnifié : apparence, qualité, défaut et comportement humain représenté.


🐕 Séance 3 – Comment une même fable se transforme-t-elle au fil des siècles ?

Supports : « Le Chien qui porte de la viande », Fables, Ésope, VIe siècle av. J.-C. ; « Du Chien et du Fromage », Fables, Marie de France, XIIe siècle.

Les élèves comparent deux versions d’une même histoire afin d’identifier ce qui reste identique et ce qui évolue : objet convoité, prose ou vers, mise en récit et développement de la morale.

👉 Notions travaillées : variantes, transmission, prose, vers, rimes, morale.

✍️ Carnet du fabuliste – Étape 2

Les élèves choisissent le défaut à critiquer dans leur future fable et formulent une morale sous la forme d’un conseil puis d’une vérité générale.


🦊 Séance 4 – La ruse est-elle toujours une preuve d’intelligence ?

Support : « Le Renard et le Bouc », Fables, livre III, Jean de La Fontaine, 1668.

Le Renard utilise son intelligence pour sortir du puits mais abandonne ensuite le Bouc. Les élèves distinguent ainsi l’efficacité d’une ruse de sa valeur morale.

👉 Notions travaillées : ruse, prévoyance, naïveté, hypocrisie, morale.

✍️ Carnet du fabuliste – Étape 3

Les élèves inventent leur second animal, déterminent ce que chacun souhaite et construisent le conflit ainsi que la ruse qui fera avancer l’histoire.


💬 Séance 5 – Le discours direct

Cette séance permet d’apprendre à écrire correctement les paroles des personnages : guillemets, tirets, deux-points, incises et verbes de parole.

👉 Notions travaillées : discours direct, dialogue, ponctuation, incise, verbes de parole.

Les exercices développent également un vocabulaire précis pour remplacer le verbe dire et faire entendre l’intention ou le ton des personnages.

✍️ Carnet du fabuliste – Étape 4

Les élèves rédigent un dialogue de six répliques entre leurs deux animaux en employant plusieurs verbes de parole précis.


🐇 Séance 6 – Comment le plus faible peut-il vaincre le plus fort ?

Support : « Le Lièvre et le Lion », Kalila et Dimna, d’après Ibn al-Muqaffa, VIIIe siècle.

Le petit Lièvre parvient à vaincre un Lion tyrannique en exploitant sa colère et son orgueil. Les élèves analysent les étapes de sa stratégie puis comparent cette ruse à celle du Renard.

👉 Notions travaillées : force, intelligence, ruse, orgueil, renversement de situation.

🎨 Mettre la fable en images

Les élèves transforment l’histoire en quatre vignettes de bande dessinée en sélectionnant uniquement les moments qui font progresser le récit.

✍️ Carnet du fabuliste – Étape 5

Ils organisent ensuite leur propre histoire :

situation initiale → élément perturbateur → péripéties → dénouement → morale.


📝 Séance 7 – Le présent de l’indicatif

Les élèves révisent la conjugaison du présent de l’indicatif, les trois groupes et plusieurs difficultés fréquentes du troisième groupe.

Les exercices sont progressivement réinvestis dans l’univers des fables.

👉 Notions travaillées : présent de l’indicatif, groupes verbaux, terminaisons, verbes irréguliers.

📝 Interrogation de conjugaison

Un texte inspiré du Corbeau et du Renard propose 10 verbes à conjuguer au présent.


📚 Séance 8 – Le vocabulaire du fabuliste

Les élèves enrichissent leur vocabulaire pour mieux caractériser leurs personnages et distinguent les termes mélioratifs, péjoratifs ou variables selon le contexte.

👉 Notions travaillées : qualités, défauts, connotation, familles de mots, caractère.

🧩 Mots croisés

Une grille permet de réinvestir le vocabulaire essentiel de la séquence : altruisme, fourberie, prudence, cupidité, bienveillance, morale, perspicacité, orgueil, vanité et ruse.


✨ Séance 9 – La boîte à outils du fabuliste

Cette séance apporte les derniers outils nécessaires au projet final : personnification, comparaison, métaphore et hyperbole.

Une initiation simple à la versification permet également aux élèves qui le souhaitent d’écrire leur fable en vers : syllabes, rimes, octosyllabe, décasyllabe et alexandrin.

👉 Notions travaillées : figures de style, vers, syllabes, rimes, musicalité.


✍️ Projet final – Écrire une fable

Les élèves écrivent une fable mettant en scène deux animaux personnifiés dont l’affrontement, le dialogue ou la ruse doit à la fois divertir et transmettre une leçon sur un comportement humain.

Ils peuvent choisir :

  • une fable en prose : environ 15 à 20 lignes ;

  • une fable en vers : environ 12 à 16 vers.

Le travail doit comporter un titre, des personnages aux caractères distincts, un défaut critiqué, un récit organisé, du dialogue, du vocabulaire précis, des figures de style et une morale. Une illustration peut être ajoutée une fois le texte terminé.

Le Carnet du fabuliste construit pendant toute la séquence sert de brouillon au projet final. Une fiche de préparation et une grille de relecture permettent ensuite d’améliorer le texte.

📝 Évaluation du projet – /20

  • respect du genre et morale : 4 points ;

  • construction du récit : 4 points ;

  • personnages et dialogue : 3 points ;

  • vocabulaire et figures de style : 3 points ;

  • maîtrise du présent : 3 points ;

  • correction de la langue : 3 points.

Un exemple complet de fable accompagne le projet afin de montrer concrètement les attendus.


📝 Évaluation finale – « Le Lion et le Moucheron »

Support : « Le Lion et le Moucheron », Fables, livre II, Jean de La Fontaine, 1668.

Le Moucheron, minuscule mais habile, parvient à vaincre le puissant Lion avant de mourir dans une toile d’araignée. Cette fable permet de réinvestir les grandes notions étudiées pendant la séquence : personnification, caractère des animaux, renversement des rapports de force, morale et discours direct.

Évaluation sur 20 points accompagnée d’une correction détaillée et barémée.

👉 Compétences évaluées : compréhension, interprétation, personnification, caractérisation, morale, discours direct.

Des ressources créées par un prof, testées en classe, prêtes à l’emploi.

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