Séquence - Un appétit monstre (6e)
9 à 10 séances
€12.99€9.99
👹 Un appétit monstre : de la peur à la fascination
🎯 Entrée du programme : Le monstre, aux limites de l’humain
❓ Problématique
Comment les monstres, de l’Antiquité à aujourd’hui, provoquent-ils à la fois peur, fascination et parfois pitié ?
Cette séquence propose aux élèves de découvrir différentes figures de monstres à travers les époques et les genres. Le parcours commence avec les créatures de l’Antiquité et de L’Odyssée, avant de rencontrer la sorcière des contes, le dragon de Tolkien puis les Détraqueurs de l’univers de Harry Potter.
Les élèves apprennent progressivement qu’un monstre ne se définit pas seulement par une apparence effrayante. Polyphème peut susciter la pitié, les Sirènes séduisent leurs victimes, la sorcière de Hansel et Gretel se révèle aussi ridicule qu’inquiétante et Smaug manipule Bilbo grâce à son intelligence et au pouvoir de ses paroles. La séquence fait ainsi évoluer la représentation du monstre, entre terreur, étrangeté, séduction et fascination.
Les activités associent lecture, analyse d’images, vocabulaire, langue et écriture. Le travail sur l’adjectif épithète et le complément du nom prépare notamment une production finale dans laquelle les élèves racontent et décrivent une rencontre avec Baba-Yaga.
🎯 Objectifs de la séquence
📚 Objectifs de lecture et de culture
Découvrir différentes figures de monstres de l’Antiquité à l’époque contemporaine.
Comprendre ce qui permet de caractériser un être comme monstrueux.
Étudier plusieurs créatures de L’Odyssée : les Lestrygons, Polyphème et les Sirènes.
Comprendre qu’un monstre peut susciter des émotions contradictoires comme la terreur, la pitié ou la fascination.
Étudier la figure traditionnelle de la sorcière dans Hansel et Gretel.
Observer comment une figure monstrueuse peut évoluer au fil des siècles.
Analyser la séduction et la manipulation exercées par certaines créatures.
Comparer différentes manières de représenter le monstre dans la littérature et dans l’image.
✍️ Objectifs d’écriture et d’oral
Raconter la suite d’un épisode de L’Odyssée à partir de vignettes de bande dessinée.
Réécrire une scène en adoptant le point de vue d’un autre personnage.
Exprimer et justifier son opinion sur une figure monstrueuse.
Décrire précisément l’apparence physique d’un monstre.
Rédiger un récit à la première personne sous la forme d’un journal intime.
Organiser un texte en plusieurs paragraphes cohérents.
Décrire un personnage et exprimer les émotions provoquées par sa rencontre.
Lire sa production à voix haute.
📝 Objectifs de langue et de vocabulaire
Enrichir le vocabulaire permettant de décrire la monstruosité.
Utiliser des adjectifs précis pour caractériser le physique d’un personnage.
Travailler les synonymes et les antonymes.
Reconnaître plusieurs expressions lexicales liées à la peur.
Distinguer les champs lexicaux de la ressemblance et de la différence.
Comprendre les différents sens du mot monstre.
Identifier et employer l’adjectif qualificatif épithète.
Identifier et construire un complément du nom.
Utiliser les expansions du nom pour enrichir une description.
🏺 Séance 1 – Je découvre des monstres antiques
Supports : introduction, p. 82-83, Invitation au voyage, Bordas, 2025 ; représentations antiques de la Sirène, de la Chimère, du dragon et de Circé ; extrait de L’Odyssée consacré aux Lestrygons ; documents montrant l’évolution de la figure de la sorcière.
Cette première séance permet aux élèves de réfléchir à ce qui fait d’un être un monstre. À partir de représentations antiques, ils étudient l’étymologie de plusieurs créatures et observent les caractéristiques qui les rendent étranges, différentes ou inquiétantes.
Ils découvrent ensuite les Lestrygons dans L’Odyssée. Leur gigantisme, leur violence et leur anthropophagie permettent d’identifier plusieurs caractéristiques traditionnelles du monstre antique : une apparence hors norme et une menace physique directe pour l’être humain.
La séance se termine par une comparaison de différentes représentations de la sorcière, de Circé à l’univers de Harry Potter. Les élèves distinguent ainsi les caractéristiques qui perdurent et celles qui évoluent selon les époques : apparence, âge et accessoires liés à la magie.
👉 Notions travaillées : monstre, étymologie, Antiquité, Odyssée, Lestrygons, gigantisme, sorcière, représentation, évolution d’une figure littéraire.
👁️ Séance 2 – Polyphème, entre terreur et pitié
Support : Homère, L’Odyssée, chant IX, vers 330-403, traduit par E. Bareste.
Ulysse et ses compagnons se retrouvent enfermés dans la grotte du Cyclope Polyphème. L’étude du passage conduit les élèves à repérer les éléments qui construisent une figure monstrueuse : gigantisme, force physique démesurée, sauvagerie et anthropophagie.
L’analyse s’appuie notamment sur la taille des objets, les actions de Polyphème, les comparaisons animales et le champ lexical du corps. Mais le passage conduit aussi à s’interroger sur les émotions provoquées par la créature : Polyphème terrorise le lecteur lorsqu’il dévore les compagnons d’Ulysse, mais son aveuglement particulièrement violent peut également susciter une forme de pitié. L’objectif annoncé dans la séquence est précisément de faire formuler aux élèves cette contradiction.
👉 Notions travaillées : Cyclope, gigantisme, sauvagerie, champ lexical du corps, comparaison, terreur, pitié, émotions du lecteur.
✍️ Sujet d’écriture – Échapper à Polyphème
Après l’aveuglement du Cyclope, les élèves doivent imaginer et raconter la manière dont Ulysse et ses compagnons parviennent à quitter la grotte.
Ils s’appuient sur plusieurs vignettes de bande dessinée représentant la célèbre ruse des moutons afin de reconstruire logiquement la suite de l’épisode et de mettre en valeur le contraste entre le gigantisme de Polyphème et la fragilité des hommes.
👉 Compétences travaillées : récit, chronologie, compréhension d’image, cohérence narrative, réinvestissement du vocabulaire.
🎶 Séance 3 – Les Sirènes ou le piège de la séduction
Support : Homère, L’Odyssée, chant IX, vers 165-201, traduit par E. Bareste.
Ulysse sait que le chant des Sirènes peut conduire les marins à leur perte. Il bouche donc les oreilles de ses compagnons avec de la cire et demande à être attaché au mât afin de pouvoir entendre leur chant sans succomber à leur pouvoir.
Les élèves étudient ici une autre forme de monstruosité : les Sirènes ne dominent pas leurs victimes par la force, mais par la séduction et l’envoûtement. Le texte invite à comprendre l’implicite et à expliquer pourquoi Ulysse choisit volontairement de s’exposer à ce danger.
L’analyse porte également sur le caractère « mélodieux » du chant, les réactions physiques d’Ulysse et la peur de ses compagnons lorsqu’ils voient leur chef perdre progressivement le contrôle de lui-même.
👉 Notions travaillées : Sirènes, séduction, envoûtement, implicite, peur, tentation, réactions du personnage, pouvoir du chant.
✍️ Sujet d’écriture – Changer de point de vue
Les élèves racontent l’épisode du point de vue d’un compagnon d’Ulysse.
Celui-ci ne peut pas entendre les Sirènes puisque ses oreilles sont bouchées, mais il les voit et observe Ulysse se débattre contre ses liens. L’écriture doit reprendre les principales étapes de la scène et insister sur la peur ressentie face à la transformation du comportement de leur chef.
👉 Compétences travaillées : point de vue, narration à la première personne, émotions, cohérence du récit, réécriture.
🧙♀️ Séance 4 – Une sorcière au fourneau
Support : Jacob et Wilhelm Grimm, Hansel et Gretel, 1815, traduction de René Bories ; illustration d’Arthur Rackham, 1907.
Après avoir été abandonnés dans la forêt, Hansel et Gretel découvrent une maison entièrement constituée de nourriture. Derrière cette apparence merveilleuse se cache pourtant un guet-apens : la vieille femme qui accueille les enfants veut engraisser Hansel avant de le dévorer.
Les élèves suivent le fil rouge de la nourriture dans tout le passage : faim des enfants, maison en gâteau, repas, engraissement de Hansel, projet de dévoration et, finalement, mort de la sorcière dans son propre four.
L’étude montre également que la sorcière est à la fois effrayante et ridicule. Dangereuse et cannibale, elle finit pourtant par tomber dans le piège très simple imaginé par Gretel. L’illustration d’Arthur Rackham complète le travail en permettant d’analyser les codes visuels traditionnels associés à la sorcière.
👉 Notions travaillées : conte merveilleux, sorcière, guet-apens, nourriture, dévoration, peur, ruse, représentation iconographique.
🐉 Séance 5 – Smaug, un dragon plein de charme
Support : J. R. R. Tolkien, Le Hobbit, chapitre XII, 1937, traduction de Daniel Lauzon.
Avec Smaug, les élèves découvrent une créature différente des monstres étudiés précédemment. Le dragon n’est pas seulement puissant et dangereux : il parle, réfléchit, rit et manipule son adversaire par le langage.
Dans son dialogue avec Bilbo, Smaug tente de le déstabiliser et de lui faire perdre confiance en ses compagnons. Plus il fait parler le Hobbit, plus celui-ci risque également de révéler sa position malgré son invisibilité.
L’étude montre ainsi comment Tolkien réinvente la figure traditionnelle du dragon : derrière sa force physique se cache une intelligence froide et calculatrice qui le rend aussi fascinant qu’inquiétant.
👉 Notions travaillées : dragon, réécriture, manipulation, argumentation, séduction, menace, intelligence, pouvoir des mots.
✍️ Sujet d’écriture – Un monstre peut-il avoir du « charme » ?
Les élèves répondent à la question :
Un monstre peut-il avoir du « charme » ?
Ils doivent développer et justifier leur opinion en mobilisant les créatures découvertes pendant la séquence ou d’autres exemples issus de la littérature, du cinéma ou de la bande dessinée. Des amorces comme « Il me semble que… car » ou « Je pense que… parce que… » guident la rédaction.
👉 Compétences travaillées : expression d’une opinion, justification, exemples culturels, argumentation simple.
👹 Séance 6 – Le vocabulaire de la monstruosité
Support : p. 96-97, Invitation au voyage, Bordas, 2025.
Cette séance permet aux élèves de construire un lexique riche et précis pour parler des monstres et de la peur.
Les exercices travaillent les antonymes ainsi que plusieurs expressions courantes : avoir une peur bleue, avoir la chair de poule, avoir des sueurs froides ou trembler comme une feuille. Les élèves enrichissent également leur vocabulaire descriptif avec des adjectifs comme hirsute, crochu, chétif, parcheminé, moite ou torve.
Un travail sur les champs lexicaux de la ressemblance et de la différence précède une activité de description physique dans laquelle les élèves doivent associer des adjectifs précis aux différentes parties du corps d’un monstre.
La séance se termine enfin par une réflexion sur la polysémie du mot « monstre » : créature imaginaire, être cruel, chose immense ou encore personne exceptionnelle dans son domaine.
👉 Notions travaillées : synonymes, antonymes, peur, expressions, adjectifs descriptifs, ressemblance, différence, champs lexicaux, sens propre, sens figuré, polysémie.
📝 Langue – Enrichir le nom pour mieux décrire
L’adjectif qualificatif épithète
Support : Cahier de français, Le Robert, pages 53-54.
Les élèves apprennent à identifier l’adjectif qualificatif épithète, à repérer le nom noyau qu’il caractérise et à distinguer l’adjectif épithète d’un adjectif séparé du nom par un verbe.
Les exercices les conduisent également à transformer des groupes de mots en adjectifs de sens équivalent, par exemple pour obtenir des descriptions plus précises et plus efficaces.
Le complément du nom
Support : Cahier de français, Le Robert, p. 59.
Les élèves découvrent ensuite le complément du nom et son fonctionnement. Ils apprennent à identifier le nom noyau, la préposition qui introduit le complément et à construire eux-mêmes différents groupes nominaux enrichis.
Les exercices proposent également un travail sur les accords afin de distinguer le nom noyau du complément qui l’enrichit.
🧠 Fiche récapitulative – Les expansions du nom
Une synthèse rassemble les deux constructions travaillées :
adjectif qualificatif → fonction épithète
groupe prépositionnel → fonction complément du nom
Cette fiche donne aux élèves les outils nécessaires pour enrichir leurs descriptions lors du travail d’écriture final.
📝 Évaluation de langue – Les expansions du nom
Une évaluation spécifique vérifie que les élèves savent :
reconnaître un adjectif épithète et un complément du nom ;
compléter une phrase avec l’expansion demandée ;
retrouver les expansions d’un nom dans une phrase ;
identifier le nom qu’elles enrichissent.
L’évaluation est accompagnée de sa correction.
✍️ Séance 7 – Raconter une rencontre monstrueuse dans un journal intime
Support : p. 100-101, Invitation au voyage, Bordas, 2025 ; planche de bande dessinée mettant en scène Vassilissa et Baba-Yaga.
Cette dernière séance réinvestit les apprentissages de lecture, de vocabulaire et de langue dans un travail d’écriture plus développé.
Les élèves commencent par observer une planche de bande dessinée afin de comprendre la situation et les intentions de la sorcière. Ils doivent ensuite rédiger la suite du journal intime de Vassilissa.
Le travail est organisé en trois étapes précises :
Vassilissa raconte son arrivée chez Baba-Yaga, explique les raisons de sa venue et décrit la maison.
Elle réalise le portrait physique de la sorcière en utilisant notamment des adjectifs épithètes et des compléments du nom.
Elle raconte les sentiments qu’elle a éprouvés lors de cette rencontre.
Des amorces de phrases accompagnent les élèves dans la rédaction et leur permettent de structurer leur texte. Une vérification spécifique des expansions du nom est prévue avant la mise en voix de la production.
La séance se termine par la lecture à voix haute des textes.
👉 Compétences travaillées : journal intime, récit à la première personne, description, portrait, sentiments, expansions du nom, vocabulaire de la peur, organisation en paragraphes, lecture orale.
📝 Évaluation finale – Un appétit monstre
Support : J. K. Rowling, Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban, chapitre 5, traduction de Jean-François Ménard, 1999.
Pour terminer la séquence, les élèves découvrent une figure monstrueuse contemporaine : le Détraqueur.
L’extrait décrit l’arrivée de la créature dans le compartiment du Poudlard Express. Sa haute silhouette, son visage dissimulé, sa main grisâtre et putréfiée, le froid qu’elle provoque et sa manière d’aspirer le souffle de Harry construisent une présence profondément inquiétante.
Les questions demandent aux élèves d’identifier les caractéristiques physiques du monstre, d’interpréter les sensations et les réactions de Harry et de comprendre la menace particulière représentée par le Détraqueur.
L’évaluation permet ainsi de réinvestir les éléments essentiels de la séquence : description d’un monstre, effets produits sur sa victime, peur, sensations physiques et interprétation du texte.
Évaluation sur 10 points accompagnée de sa correction détaillée.
👉 Compétences évaluées : compréhension, prélèvement d’informations, caractérisation d’une créature monstrueuse, interprétation, analyse des sensations et justification par le texte.
💡 Pourquoi choisir cette séquence ?
✔️ Une séquence complète autour d’un thème particulièrement attractif pour les élèves : les monstres.
✔️ Un parcours culturel qui fait voyager les élèves de l’Antiquité à la littérature contemporaine.
✔️ Des figures célèbres et variées : Lestrygons, Polyphème, Sirènes, sorcière de Hansel et Gretel, Smaug, Baba-Yaga et Détraqueurs.
✔️ Plusieurs extraits de L’Odyssée permettant de découvrir différentes formes de monstruosité.
✔️ Une réflexion qui dépasse la simple apparence physique du monstre pour aborder la peur, la pitié, la séduction et la fascination.
✔️ Une ouverture vers le conte merveilleux, la fantasy et l’univers de Harry Potter.
✔️ Des questionnaires de compréhension et d’analyse accompagnés de leurs corrections.
✔️ Plusieurs sujets d’écriture permettant de travailler le récit, le changement de point de vue, la description et l’expression d’une opinion.
✔️ Une séance complète de vocabulaire pour enrichir la description des monstres et l’expression de la peur.
✔️ Un travail progressif sur l’adjectif épithète et le complément du nom, directement réinvesti dans l’écriture.
✔️ Une activité finale de journal intime guidée et structurée, associant récit, portrait et expression des sentiments.
✔️ Une évaluation finale corrigée à partir d’un extrait de Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban.
Des ressources créées par un prof, testées en classe, prêtes à l’emploi.
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